1. Les téléphones mobiles simplifiés
Les téléphones adaptés aux seniors sont aujourd’hui très aboutis, qu’il s’agisse de modèles basiques à grosses touches (Doro, Emporia, Thomson…) ou de smartphones simplifiés (Blindshell, SmartConnect). Leurs avantages :
- Affichage clair (grande police, écran contrasté).
- Fonctions limitées à l’essentiel (appels, SMS, parfois photo, SOS).
- Bouton d’appel d’urgence programmable, largement utilisé dans les situations de stress.
- Autonomie renforcée (batteries longue durée, menus intuitifs).
L’accompagnement à l’achat local (en boutiques de proximité, aide de l’entourage ou des CCAS) favorise l’appropriation. À noter : l’opérateur Orange propose dans la Manche et le Calvados des ateliers d’initiation gratuits à destination des seniors (bienvivreledigital.orange.fr).
2. Les dispositifs d’alerte et de géolocalisation
Face au risque de chute ou de malaise, les bracelets ou pendentifs connectés sont incontournables. Il en existe deux grandes familles :
- Téléassistance traditionnelle : la personne porte un médaillon muni d’un bouton qui, en cas de besoin, alerte une plateforme 24/7. Les solutions adaptées à la Basse-Normandie incluent Allovie, Présence Verte ou Filien ADMR. Certains dispositifs intègrent la détection automatique de chute.
- Géolocalisation mobile : utile pour les personnes désorientées ou ayant un risque de fugue. Le dispositif (bracelet GPS ou montre, ex. WaizUp, Geotraceur…) permet aux proches de localiser l’utilisateur et d’être alertés si celui-ci quitte une zone préconfigurée (géofencing). Simplicité : autonomie importante, alertes paramétrables, absence d’écran à manipuler.
L’ADMR Calvados propose par exemple, via son réseau, une assistance au paramétrage et au suivi, facteur clé de l’acceptabilité.
3. Les piluliers connectés : éviter les oublis et erreurs de médicaments
Les erreurs ou oublis de prise de médicaments sont une cause fréquente de perte d’autonomie et d’hospitalisation évitable chez les seniors. Les piluliers intelligents (Pria, Medisafe, Medipill) sont conçus pour rappeler, via sons ou voyants lumineux, l’heure de la prise. Certains peuvent alerter un proche si la prise n’est pas effectuée. Points forts :
- Programmation aisée, parfois via une application accompagnée d’un guide papier.
- Interface simplifiée (un seul bouton à appuyer pour délivrer la dose).
- Robustesse, hygiène, autonomie sur plusieurs jours.
De nombreuses pharmacies normandes, en lien avec des plateformes comme Santé Lys ou Dom@lys (mission Autonomie en Normandie), accompagnent les utilisateurs dans la prise en main de ces dispositifs.
4. Objets domotiques et capteurs simples
La domotique simple permet de sécuriser le domicile tout en facilitant la vie quotidienne :
- Détecteurs de chutes (capteurs placés sous le tapis, par exemple, ou motion sensors installés dans les pièces principales).
- Alarmes incendie et monoxyde reliées à une centrale, couplées éventuellement à un service de téléassistance.
- Prises électriques intelligentes à activation vocale (notamment via enceintes Google Home ou Alexa, paramétrées en mode très basique).
L’association Soliha Manche expérimente des packs domotiques auprès de personnes vivant seules, mettant l’accent sur la facilité d’installation et de prise en main (voir site Soliha.fr).
5. Les plateformes de télésuivi et de lien social
Au-delà de l’alerte et de la sécurité, les plateformes permettant un contact régulier – soit avec un professionnel de santé, soit avec les aidants – deviennent des outils majeurs d’accompagnement. Exemples :
- L’application MySantéConnect, soutenue par l’ARS Normandie, permet suivi, rappel de rendez-vous, et partage sécurisé d’informations de santé, avec interface adaptées (gros boutons, lecture vocale possible).
- Des dispositifs comme Familizz (solution française utilisée dans plusieurs EHPAD normands) assurent le lien familial : messages, photos, appels vidéo depuis une tablette configurée sans menus compliqués.
Certaines collectivités (par exemple, la commune de Flers) mettent à disposition des tablettes préréglées et financent des ateliers d’initiation en partenariat avec les espaces France Services (france-services.gouv.fr).